Trouver une entreprise française qui recrute en Corée du Sud est loin d’être impossible. Plus de 200 entreprises françaises sont implantées dans le pays, dans des secteurs aussi variés que l’industrie, la banque, le luxe, la beauté, l’énergie, l’hôtellerie ou les nouvelles technologies. Les opportunités ne concernent d’ailleurs pas uniquement les expatriés expérimentés : V.I.E, jeunes diplômés, profils bilingues et spécialistes disposant de quelques années d’expérience peuvent également trouver leur place. Voici les entreprises à connaître, les métiers recherchés et les pistes à privilégier pour travailler en Corée du Sud.
Un marché où les entreprises françaises sont bien implantées
Lorsqu’on envisage une carrière en Asie, la Corée du Sud peut sembler moins évidente que Singapour, Hong Kong ou le Japon. Pourtant, la présence économique française y est significative. La Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne indique que plus de 200 entreprises françaises sont implantées en Corée du Sud, auxquelles s’ajoutent plusieurs milliers d’entreprises françaises exportant vers le pays.
Plus de 200 entreprises françaises disposent d’une implantation en Corée du Sud, selon la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne. Elles évoluent aussi bien dans les services que dans l’industrie, la consommation, la finance ou les technologies.
Leur présence ne se limite pas à des bureaux commerciaux chargés de représenter le siège français. Certaines disposent d’équipes locales importantes, d’activités industrielles, de fonctions commerciales, de services financiers ou encore de structures de recherche et d’ingénierie.
La majorité des sièges et bureaux se concentrent naturellement dans l’agglomération de Séoul. Toutefois, certaines activités industrielles ou commerciales peuvent conduire à travailler dans d’autres zones du pays, notamment autour d’Incheon, Busan ou dans les principaux bassins industriels coréens.
En 2026, l’écosystème franco-coréen reste particulièrement actif dans les domaines de l’industrie et des technologies. Renault Korea, Veolia, Stellantis, Thales, Schneider Electric, Dassault Systèmes et L’Oréal figuraient par exemple parmi les grands groupes présents dans l’espace consacré à l’innovation d’entreprise lors de NextRise Seoul 2026.
Quelles entreprises françaises recrutent en Corée du Sud ?
Il serait trompeur de présenter une liste d’entreprises comme si chacune disposait en permanence de dizaines d’offres. Le marché coréen fonctionne plutôt par besoins ponctuels. Les filiales étrangères recrutent généralement lorsqu’un poste se libère, lorsqu’une équipe se développe ou lorsqu’un nouveau projet démarre.
Les offres publiées par la Chambre de commerce franco-coréenne donnent néanmoins une bonne indication des employeurs et des profils recherchés. En 2026, des opportunités ont notamment été publiées pour Savencia, EDF Power Solutions, Crédit Agricole CIB, Orano et Safran.
| Entreprise ou groupe | Secteur | Exemples de métiers à surveiller |
|---|---|---|
| Air Liquide Korea | Gaz industriels, énergie, industrie | Ingénierie, opérations, maintenance, commerce B2B, gestion de projet |
| Renault Korea | Automobile | Ingénierie, qualité, supply chain, achats, marketing, développement produit |
| L’Oréal Korea | Cosmétique et beauté | Marketing, e-commerce, digital, communication, vente, finance |
| Thales | Aéronautique, défense et technologies | Ingénierie, systèmes, gestion de projet, fonctions commerciales |
| Schneider Electric | Énergie et automatisation | Ingénierie, ventes techniques, gestion de projet, digital |
| Safran | Aéronautique et défense | Support commercial, ingénierie, programmes, administration |
| EDF Power Solutions | Énergie | Gestion de projet, fonctions support, administration, énergie renouvelable |
| Orano | Énergie et nucléaire | Administration, gestion de projet, fonctions commerciales et techniques |
| Crédit Agricole CIB | Banque et finance | Corporate banking, analyse financière, gestion de projet, V.I.E |
| Société Générale | Banque | Finance de marché, banque d’entreprise, risques, conformité |
| Accor | Hôtellerie | Réception, restauration, revenue management, ventes, finance, management hôtelier |
| Savencia | Agroalimentaire | Business development, ventes, développement commercial, coordination |
À retenir : être implanté en Corée du Sud ne signifie pas qu’une entreprise recrute au moment précis où vous consultez son site. Il est donc plus pertinent de constituer une liste de 10 à 20 employeurs cibles puis de surveiller régulièrement leurs pages carrières, LinkedIn et les offres de la FKCCI plutôt que d’attendre une grande campagne annuelle de recrutement.
Crédit Agricole CIB : un exemple intéressant pour les candidats en V.I.E
Le secteur bancaire constitue notamment une piste pour les jeunes diplômés souhaitant partir à Séoul. Présent en Corée du Sud depuis plusieurs décennies, Crédit Agricole CIB y accompagne de grandes entreprises coréennes, des institutions financières et des clients internationaux.
Une offre de V.I.E à Séoul publiée en mars 2026 recherchait par exemple un candidat français maîtrisant l’anglais et le coréen et intéressé par l’industrie financière. L’exemple illustre bien le type de profil particulièrement apprécié : une formation spécialisée, une capacité à travailler en anglais et une bonne compréhension du contexte coréen.
Industrie et énergie : des groupes français fortement représentés
Les groupes industriels constituent une autre porte d’entrée. Air Liquide, Safran, Thales, Schneider Electric, Renault, EDF, Orano ou encore Veolia font partie des entreprises françaises présentes dans l’écosystème économique coréen.
Pour ces employeurs, les besoins peuvent être très différents : ingénieur projet, ingénieur commercial, responsable qualité, acheteur, spécialiste de la supply chain, chargé de développement commercial ou encore fonctions administratives. Une formation technique complétée par une expérience internationale peut donc être particulièrement intéressante.
Quels sont les métiers les plus accessibles dans les entreprises françaises en Corée ?
Il n’existe pas un unique « métier pour travailler en Corée ». Les postes dépendent avant tout du secteur et de la taille de la filiale. Plusieurs familles de fonctions reviennent toutefois régulièrement.
Commerce et business development
Le business development est l’un des domaines les plus naturels pour une société française qui développe son activité sur le marché coréen. Les entreprises recherchent alors des collaborateurs capables de suivre les clients locaux, d’identifier des partenaires, de coordonner des distributeurs ou de développer de nouveaux marchés.
Une offre publiée en septembre 2026 pour Bakeplus/Savencia concernait justement un poste de Business Development Coordinator. Pour ce type de fonction, les profils issus d’une école de commerce, d’un master en commerce international ou d’une formation combinant langues et compétences commerciales sont cohérents.
Marketing, communication et digital
La Corée du Sud est un marché particulièrement mature dans les usages numériques. Les entreprises de la beauté, du luxe, de la distribution ou des services ont donc besoin de compétences en marketing digital, e-commerce, contenu, CRM, influence et communication.
La difficulté tient au caractère très local du marché. Une campagne conçue pour la France ne peut généralement pas être transposée telle quelle auprès des consommateurs coréens. La connaissance des plateformes locales, des habitudes culturelles et de la langue devient alors un véritable avantage professionnel.
Ingénierie et gestion de projet
Pour les groupes industriels, les profils techniques sont particulièrement pertinents. Un diplômé d’école d’ingénieurs peut travailler dans l’automobile, l’énergie, l’aéronautique, l’électronique, l’automatisation ou les infrastructures.
Les opportunités peuvent concerner la conception, la qualité, les opérations, la maintenance, les achats techniques ou la gestion de projets internationaux. La capacité à assurer l’interface entre une équipe coréenne et un siège européen est particulièrement utile dans ce type de poste.
Finance, banque et fonctions support
Les filiales françaises ont également besoin de collaborateurs en finance, contrôle de gestion, ressources humaines, conformité, administration ou gestion de bureau. Ces postes sont moins directement associés à l’image d’une carrière internationale, mais ils représentent une partie réelle du marché.
En 2026, les offres relayées par la FKCCI comprenaient ainsi aussi bien un V.I.E chez Crédit Agricole qu’un poste d’Office Manager chez EDF Power Solutions ou un poste d’assistance administrative chez Orano Korea.
Faut-il parler coréen pour être recruté ?
Parler coréen est un avantage important, mais ce n’est pas une condition absolue pour tous les postes. Dans un groupe international, l’anglais peut être la principale langue de travail pour certains emplois techniques, financiers ou liés à la coordination avec le siège.
La situation change lorsque le poste implique des clients, fournisseurs, administrations ou collaborateurs travaillant essentiellement en coréen. Dans le commerce, le marketing local, les ressources humaines ou certaines fonctions opérationnelles, une maîtrise professionnelle de la langue peut devenir indispensable.
Le bon raisonnement : ne renoncez pas automatiquement à une offre parce que votre coréen n’est pas bilingue. Regardez d’abord les missions. Plus le poste est tourné vers le marché local, plus le coréen sera important. Plus il porte sur une expertise technique ou sur des échanges internationaux, plus l’anglais peut occuper une place centrale.
Le français, de son côté, constitue rarement une compétence suffisante pour décrocher un emploi. Il peut en revanche devenir un avantage lorsqu’il permet d’assurer la liaison avec le siège, de comprendre la culture de l’entreprise ou de travailler avec des équipes francophones.
Les diplômes qui correspondent le mieux aux opportunités
Il n’existe pas de diplôme unique permettant de partir travailler en Corée du Sud. Les formations les plus pertinentes sont celles qui apportent d’abord une compétence professionnelle identifiable : diplôme d’ingénieur, finance, commerce, marketing, informatique, supply chain, hôtellerie ou encore gestion de projet.
Une spécialisation en langues ou en études coréennes peut ensuite compléter ce socle. Sur le marché de l’emploi, il est généralement plus facile de valoriser un profil « ingénieur parlant coréen » ou « spécialiste marketing connaissant la Corée » qu’un profil reposant exclusivement sur la connaissance linguistique et culturelle du pays.
Comment trouver une entreprise française qui recrute en Corée du Sud ?
Les candidatures peuvent être adressées directement aux groupes, mais il serait dommage de limiter sa recherche à leurs sites carrières mondiaux. Une partie des opportunités locales circule aussi dans les réseaux professionnels franco-coréens.
La Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne (FKCCI) constitue notamment une ressource centrale. Elle possède un annuaire d’entreprises, diffuse des offres d’emploi et organise des événements consacrés au recrutement. Son Forum Emploi de mai 2026 a réuni plus de 700 visiteurs et 24 entreprises françaises, coréennes et internationales issues notamment du luxe, de la beauté, de l’industrie, des technologies, de l’hôtellerie et du conseil.
Pour maximiser ses chances, une recherche efficace peut combiner les sites carrières des entreprises ciblées, les offres de la FKCCI, LinkedIn et les plateformes d’emploi coréennes. Les jeunes candidats doivent également surveiller le dispositif V.I.E, utilisé par des entreprises françaises pour envoyer des talents à l’étranger.
Avant d’envoyer votre candidature, vérifiez quatre points : le niveau de coréen réellement demandé, la langue utilisée dans l’équipe, l’éligibilité au visa correspondant au poste et la possibilité éventuelle de passer par un V.I.E. Adaptez également votre CV au caractère international du poste en mettant clairement en avant vos expériences à l’étranger, votre anglais et vos compétences directement utilisables par l’entreprise.
Le V.I.E, une porte d’entrée particulièrement intéressante
Pour les jeunes actifs éligibles au dispositif, le Volontariat International en Entreprise mérite une attention particulière. Il permet d’effectuer une mission professionnelle à l’étranger pour le compte d’une entreprise française et constitue une voie régulièrement utilisée en Corée du Sud.
Le dispositif est bien implanté dans l’écosystème franco-coréen : un Grand Prix V.I.E a encore été organisé à Séoul en avril 2026 par la FKCCI, Business France et l’Ambassade de France. Parmi les entreprises représentées figuraient notamment Valeo PHC et Lactalis.
Le V.I.E ne doit toutefois pas être considéré comme l’unique solution. Les filiales françaises recrutent également sous contrat local, notamment lorsqu’elles recherchent une personne déjà installée dans le pays ou disposant d’une bonne maîtrise du coréen.
Travailler pour une entreprise française en Corée : un projet qui se prépare
La recherche d’une entreprise française qui recrute en Corée du Sud doit donc commencer par le métier plutôt que par le seul désir de partir vivre à Séoul. Les candidats disposant d’une expertise identifiable en ingénierie, commerce, finance, marketing, numérique ou gestion de projet disposent de davantage d’arguments pour convaincre une filiale locale.
La langue coréenne peut ensuite faire la différence, tout comme une première expérience dans le pays : échange universitaire, stage, V.I.E ou emploi précédent. Les entreprises recherchent en effet des collaborateurs capables de comprendre à la fois les exigences d’un groupe international et le fonctionnement du marché coréen.
Air Liquide, Renault, L’Oréal, Thales, Schneider Electric, Safran, Crédit Agricole, Société Générale, Accor, EDF, Orano ou Savencia montrent surtout la diversité des débouchés possibles. Il ne faut donc pas chercher uniquement « un emploi en Corée », mais identifier les employeurs pour lesquels son diplôme, son expérience et ses compétences linguistiques répondent à un besoin concret.
Questions fréquentes sur les entreprises françaises qui recrutent en Corée du Sud
Quelles entreprises françaises sont présentes en Corée du Sud ?
Plus de 200 entreprises françaises sont implantées dans le pays. On retrouve notamment Air Liquide, Renault, L’Oréal, Thales, Schneider Electric, Safran, Accor, Société Générale, Crédit Agricole CIB ou encore des acteurs français de l’énergie, du luxe, de l’agroalimentaire et des technologies.
Quels métiers permettent de travailler en Corée du Sud dans une entreprise française ?
Les opportunités concernent notamment l’ingénierie, le business development, les ventes, le marketing digital, la finance, la banque, la gestion de projet, la supply chain, l’hôtellerie et différentes fonctions administratives. Les métiers disponibles varient fortement selon le secteur de l’entreprise.
Peut-on travailler en Corée du Sud sans parler coréen ?
Oui, certains postes internationaux ou très techniques peuvent principalement nécessiter l’anglais. Le coréen devient toutefois beaucoup plus important lorsque le salarié doit travailler directement avec des clients, partenaires, fournisseurs ou équipes locales.
Où trouver les offres des entreprises françaises en Corée ?
Les principaux canaux sont les sites carrières des entreprises, LinkedIn, les plateformes coréennes de recrutement et les offres diffusées par la Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne. Les candidats éligibles peuvent également consulter les missions de V.I.E proposées à Séoul et dans le reste du pays.
Le V.I.E est-il un bon moyen de commencer une carrière en Corée du Sud ?
Oui, le V.I.E peut constituer une porte d’entrée intéressante pour un jeune diplômé ou un jeune actif éligible. Des entreprises françaises utilisent régulièrement ce dispositif en Corée du Sud. Il reste néanmoins possible d’être recruté directement sous contrat local.

